Pour un nouveau parti de gauche


La Nouvelle Gauche a maintenant son parti. Le 23 juin, à Namur, se tiendra l’assemblée de lancement du Mouvement de Gauche. Venez-y nombreux.


Autant savoir...


Mélenchon est vraiment bon

Un appel de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon qui a mené le front de Gauche à près de 12 pour cent à l’occasion des présidentielles, a choisi de se présenter à Hénin-Beaumont contre la Le Pen. Son choix était le bon. Il fallait y aller, ne pas se dérober. Malheureusement, - l’extrême gauche n’y est pas pour peu de choses -, il n’a pas réussi à être en tête des candidats de la gauche. Cependant le battant qu’il est a dès le lundi qui suivait le premier tour publié le communiqué suivant :

Quoiqu’il n’ait pris aucun contact avec moi depuis dimanche soir, Philippe Kemel est le candidat pour lequel j’appelle à voter pour le deuxième tour de l’élection législative contre madame Le Pen.

En effet il me parait aussi urgent aujourd’hui qu’hier de faire face avec détermination et sans hésitation devant le score du Front National dans la 11éme circonscription du Pas de Calais.

Pour ma part, en gagnant 1000 voix et 8 points par rapport à mon score de la présidentielle, j’estime avoir contribué à améliorer le rapport de force. Mais j’ai noté qu’en perdant 8000 voix, les socialistes ont mis en danger le résultat final.

J’appelle donc le Premier ministre et la première secrétaire du Parti socialiste, venus chacun soutenir au premier tour le candidat Kemel contre moi, à venir l’appuyer avec davantage d’énergie encore au second tour contre le Front national. J’appelle toutes les forces de progrès à ne pas réserver leurs force et à se mobiliser sans hésitation.

Continue Jean-Luc, une bataille a été perdue, la guerre elle sera gagnée.


Fête et politique

Le dimanche 29 avril, l’Alternative et le Mouvement Socialiste avaient organisé un "pré-premier mai" à Flémalle. Au menu : un débat entre la Bourgmestre de Flémalle, Isabelle Simonis, et Francis Bismans, président du MS, une intervention de Bernard Wesphael, initiateur de l’appel à la formation du Mouvement de Gauche, mais aussi un concert de Claude Semal.

Voici quelques photos de cette fête :


Sarkozy, dégage !

A 48 heures du deuxième tour des élections présidentielles françaises, voici le lien vers un des rassemblements organisés par le Front de Gauche, à Paris, avec Jean-Luc Mélenchon notamment :

http://www.dailymotion.com/video/xqler6_discours-de-stalingrad_news ?from_fb_popup=1&code=AQCJ6l4nEe_sYSkHprtQoiOdD2vPJ3

Écoutez-le et réécoutez-le. C’est l’espoir doublé de la résistance.


Changez tout

Bernard Wesphael, qui vient tout récemment de quitter le parti Ecolo auquel il appartenait depuis 1980, fidèle à ses engagements et à ses valeurs de toujours, est l’auteur d’un ouvrage « Changez tout ». Ce livre est important. Il vient à son heure et comporte nombre de développements qui mériteraient d’être commentés. Mais laissons plutôt la parole à l’auteur, à travers la première page de son livre.

« Homme d’exception à bien des égards, Stéphane Hessel nous invite à l’indignation. C’est dans le même état d’esprit que j’ai voulu délivrer non pas un message de réhabilitation de l’esprit de résistance (ô combien nécessaire par les temps qui courent !), mais de rupture concrète dans les champs du social, de l’économique et de la politique. [...] Il est urgent d’entamer une métamorphose des règles qui régissent les politiques actuelles sous peine de briser les dernières solidarités et d’entraîner des conséquences néfastes. »

Lisez donc cet ouvrage.


Plus de 100.000 à la Bastille

Voici un texte du Front de gauche accompagné de quelques photos prises par la délégation du Mouvement Socialiste présente à la grande manifestation du 18 mars

Ce dimanche 18 mars nous avons eu le sentiment partagé par la foule, immense, de participer à un moment fondateur. La République, la Sixième... s’est mise en marche. Le fait nouveau qui peut tout changer c’est l’irruption du peuple. Une telle mobilisation, à un mois du premier tour d’une élection présidentielle est sans précédent. Cela montre la puissance de l’envie de changement. Des millions de gens ne pensent pas que le seul départ de Sarkozy va tout régler. Ils le veulent ardemment, mais ils veulent aller au-delà. Et ils s’en occupent eux-mêmes.

Ils ont bien raison car le système est en impasse. La Cinquième pourrit sur pied. On ne peut donc se contenter de chasser un homme, il faut changer de politique, de régime, il faut envoyer par-dessus bord le carcan des traités européens. En cela la marche n’était pas qu’un événement électoral. Elle était le premier temps de cette insurrection citoyenne que nous appelons de nos vœux. Le peuple commence à sortir du carcan étroit de la Cinquième République qui voudrait réduire l’élection autour de laquelle s’organise la vie politique du pays à un duel de personnes.

Notre dynamique est puissante et éclairée. L’horrible attentat de Toulouse et les instrumentalisations politiques qui ont suivi ne l’ont pas enrayée. Le Pen a spéculé sur un embrasement des quartiers. Elle a immédiatement stigmatisé les musulmans en expliquant le geste de Merah par le fait qu’il aurait été musulman avant d’être français. Mais cela ne s’est pas passé comme elle espérait. Les communautés ne se sont pas jetées les unes contre les autres. C’est une autre raison d’optimisme.

La haine est le choix de la régression, le nôtre est l’Humain d’abord, et nous refusons la surenchère autoritaire et sécuritaire que la droite et Sarkozy vont tenter de nous imposer au nom de cette tragédie alors que ces cinq dernières années, la frénésie de lois répressives, la stigmatisation systématique des étrangers, la crise et la pénalisation des pauvres a à ce point déliter notre société et la République, qu’elle a créé l’état d’insécurité permanente, physique comme psychologique dans lequel nous sommes plongés participant pour beaucoup à faire le lit des actes les plus monstrueux.

Basta Le Pen. Stop Sarkozy. L’alternative. Une gauche utile à cela. Nous avons un mois pour que la voie de l’émancipation, des droits l’emporte et un cap : poursuivre le travail de d’échange, d’éducation populaire et de conviction engagé. En s’y mettant tous.


« Ils » atténuent, paraît-il !

Après être passé en force sur la question des pensions, le gouvernement Di Rupo Ier fait mine de lâcher un peu de lest et d’atténuer l’austérité. Par exemple, ledit gouvernement avait à la hussarde imposé l’allongement de la durée de carrière de 35 ans à 40 ans. Eh bien ! ces cinq années supplémentaires à prester seront réduites à deux pour les travailleurs qui auront entre 57 et 61 ans au 31 décembre 2012.

Pour tous les autres ? Rien, rien et toujours rien. Autrement dit, la grande masse de ceux qui ont trimé toute leur vie devra encore continué pendant cinq longues années.

En fait, ces mesurettes ne sont que de la poudre aux yeux. La vérité est que Di Rupo s’apprête à réaliser un nouveau tour de vis austéritaire à l’occasion du contrôle budgétaire de ce mois de février.

L’austérité, c’est en fait une cure d’amaigrissement pour les amaigris. Plus ceux-ci perdent des kilos, plus ils peuvent se contenter de moins de nourriture et donc moins on en leur donne. La chaîne est sans fin, du moins jusqu’à ce que l’amaigri finisse par mourir - c’est-à-dire que l’économie ne s’effondre.

Car il ne faut pas s’y tromper. Même si le Bureau du Plan affirme que le produit intérieur (= le total des revenus durant une année) augmentera de 0,1 pour cent en 2012, la réalité, c’est que la Belgique est en récession depuis le 2ème trimestre de 2011 et qu’elle le restera vraisemblablement durant toute l’année 2012. Comme en France. Comme en Grèce, en Espagne, au Portugal. Comme dans toute la zone euro, avec des délais variables.

Cette récession, c’est le pur produit des politiques d’austérité menées partout en Europe. Et ici, elle est signée par un premier ministre que certains osent encore qualifier de socialiste !!!


Toujours plus !!!

Di Rupo, le Monsieur Superaustérité, n’a même pas pu bénéficier d’une courte trêve pendant les fêtes de fin d’année. En effet la Commission Européenne, par la plume de Olli Rehn, vient de lui signifier que le budget 2012 de l’État belge n’était pas « réaliste » et que de ce fait, il ne se conformait pas à la norme des 3 pour cent. (Pour rappel, les "3%" constituent une disposition inscrite dans les Traités de Maastricht et de Lisbonne qui interdit à un État membre de l’Union d’avoir un déficit supérieur à trois pour cent de son Produit Intérieur brut.)

Rehn recommandait alors au gouvernement papillon "d’adopter dans les jours à venir ( !) des mesures structurelles s’élevant entre 1,2 et 2 milliards d’euros." Di Rupo, bien embêté, a alors tenté de gagner du temps en gelant des dépenses, notamment dans le secteur de la SNCB, jusqu’en février de cette année.

Que le gouvernement Papillon ait surestimé les chiffres de croissance pour 1012, c’est certain. Il est probable en effet que celle-ci sera inférieure à 0% et non égale à 0,8% comme le supposaient les "experts" du PS et des autres partis.

Cela dit, le remède d’Olli Rehn et de la Commission européenne ne fera qu’aggraver la maladie, car de nouvelles coupes sombres dans les dépenses nuiront à la croissance et alourdiront encore le déficit. C’est un carrousel infernal, l’austérité appelant encore plus d’austérité...

En tout cas, nous voilà prévenus : un nouveau tout de vis budgétaire interviendra en février 2012. On vous l’a dit : toujours plus... Il est vraiment temps d’arrêter ce train fou lancé dans le brouillard de l’austérité.


Un appel d’Oskar Lafontaine et Jean-Luc Mélenchon,

Voici une déclaration importante émise par Oskar Lafontaine, fondateur de Die Linke en Allemagne, et de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche en France. A lire et à diffuser au maximum.

Les dirigeants actuels de l’Union Européenne nous mènent au désastre.

Pendant des années, ils ont donné toujours plus de pouvoir à la finance. Le bilan est catastrophique. L’environnement est sacrifié. Le chômage explose. Les salariés sont pressurés et appauvris. L’économie réelle est prise en otage par les banques.

A présent, au nom de la crise qu’ils ont provoquée, les gouvernements européens veulent continuer et aggraver les politiques d’austérité.

Sous la pression d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ils ont décidé d’écrire un nouveau traité qui retirerait aux peuples européens le droit de décider librement de leur budget afin d’imposer partout la rigueur. Aucun d’eux n’a prévu de demander l’avis au peuple sur un texte aussi fondamental. C’est la fuite en avant dans l’Europe austéritaire. Parce que l’Europe ne peut se faire sans ni contre les peuples, nous exigeons la convocation de referendums sur ce traité dans nos pays.

Sarkozy et Merkel veulent généraliser à toute l’Europe le désastreux Agenda 2010 qui a si cruellement dégradé la situation des travailleurs allemands. Leur objectif est d’aggraver la concurrence entre les salariés européens pour niveler vers le bas les droits qui ont fait de l’Europe la région du monde la plus avancée socialement. Cette stratégie jette volontairement les peuples européens les uns contre les autres. Sarkozy et Merkel n’hésitent pas d’ailleurs à souffler sur les braises du nationalisme et de la xénophobie, au risque de rouvrir de vieilles blessures. Les amis de Merkel parlent d’obliger les Grecs à vendre leurs iles. Sarkozy traite de pilules empoisonnées les nouveaux entrants dans la zone euro. Ces propos provocateurs visent à détourner la colère des peuples des vrais responsables, les banques, la finance et les dirigeants politiques qui leur ont abandonné le pouvoir. Nous vous appelons à la résistance de toutes vos forces contre ce recul de notre civilisation européenne.

Nous vous appelons à ne pas tomber dans ce piège qui menace la paix en Europe. Tous ensemble, préservons notamment l’amitié entre nos deux peuples, les Allemands et les Français, car c’est la condition de la paix pour l’Europe toute entière.

Comment garantir la paix en Europe ? La paix ne se décrète pas. Elle se construit, par la coopération entre les peuples, au service de tous. Elle est incompatible avec la domination arrogante de deux chefs de gouvernement sur tous les autres. Elle a besoin de s’appuyer sur une politique menée au service de l’intérêt général européen. Il est temps de gouverner pour satisfaire les besoins et aspirations de la grande masse de la population et donc des salariés d’Europe : partage des richesses, défense et élargissement du droit à une retraite décente, relance des services publics, éradication de la précarité, lutte implacable contre la pauvreté et les inégalités, transition écologique.

Salariés européens, ne vous résignez pas ! La finance ne peut rien face à des peuples déterminés. Car la vraie richesse est le fruit du travail humain. En se mobilisant, les salariés européens peuvent siffler la fin des orgies financières. Et commencer sans tarder à construire un monde enfin humain.

Qu’ajoutez d’autre, si ce n’est : ne vous résignez surtout pas ! Demain il fera jour.


Nos actions profitent à tous, disent-ils au PS

- Pas aux jeunes qui devront attendre plus longtemps pour bénéficier d’une misérable allocation !

- Pas aux chômeurs qui verront leurs indemnités décroître plus rapidement, jusqu’au dessous du seuil de pauvreté !

- Pas aux plus anciens qui devront travailler plus longtemps, alors que 150000 hommes et femmes de moins de 25 ans sont privés d’emploi !

- Pas aux consommateurs qui verront TVA et accises augmenter sur une série de produits !

- Pas aux citoyens qui veulent faire un investissement pour l’environnement et qui seront privés d’une série d’incitants fiscaux (« déductibilités »), dès le 1er janvier 2012 !

- Pas aux fonctionnaires qui subiront économies et une modification régressive du calcul de leur pension !

- Pas aux malades qui supporteront, d’une manière ou d’une autre, une réduction des dépenses de l’ordre de 2,3 milliards €, sur base annuelle !

- Pas aux usagers de la SNCB, qui verra rapidement ses moyens amputés de 263 millions € supplémentaires !

- Pas aux utilisateurs de titres services qui vont être majorés d’un € par chèque !

- Pas à la population qui va être frappée par une nouvelle récession amplifiée par ces mesures d’austérité !

- Pas, etc. La liste n’est pas limitative...


Une entourloupe nommée ARCO

La chute de la maison Dexia n’en finit plus de faire des vagues et des victimes. Dernière victime en date : le groupe ARCO, qui est en fait une des organisations constitutives du Mouvement Ouvrier Chrétien, et qui en est le pilier coopératif à côté de la CSC, de la mutualité chrétienne et d’autres organisations.

Or donc, ARCO était parmi les principaux actionnaires de Dexia, dont il détenait 13,8% du capital. Inévitablement, la déconfiture de la banque franco-belge et sa scission l’ont affecté au point que le groupe est maintenant en liquidation.

ARCO, qui est une coopérative, compte 800.000 coopérateurs, dont 90% sont Flamands. Quand une société fait faillite, ses actionnaires perdent évidemment ce qu’ils y ont investi. Logiquement, il devait en aller de même pour les coopérateurs d’ARCO. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. En effet, profitant de ses liens avec le CD&V, le groupe a réussi à faire prendre par le gouvernement Leterme un arrêté royal (le 10 octobre 2011) qui assimile ses coopérateurs à des épargnants ordinaires. Une petite parenthèse est ici nécessaire : depuis octobre 2008 et la débâcle des banques sauvées par l’État, il existe un fonds de garantie qui indemnise les épargnants à hauteur de 100.000 euros. Eh ! bien, l’arrêté royal assimile les coopérateurs d’ARCO à des épargnants.

Conclusion : les actionnaires d’ARCO seront indemnisés aux frais de l’État, c’est-à-dire de nous tous. Coût de l’opération : 135 euros par habitant, qui devront chacun y aller de leur poche !

Vous avez dit entourloupe ?


La galère de l’austérité

L’homme au nœud pap, Di Rupo, n’en finit pas de tenter de mettre sur pied un gouvernement. La tâche n’est en effet pas aisée, puisqu’il s’agit de trouver 11,3 milliards d’euros rien que pour le budget 2012. Évidemment, les libéraux font pression pour imposer une cure d’austérité générale.

Quoi qu’il en soit, la note s’annonce déjà salée pour les travailleurs et les allocataires sociaux. Au point que tous les parlementaires du PS se sont fendus d’une carte blanche dans Le Soir en posant la question : « que diable irait faire le PS dans cette galère ? »

Ne vous imaginez pas un seul instant que les parlementaires en question donnent le moindre début de réponse à cette question. Par contre, on apprend qu’il faut « assumer la rigueur aujourd’hui si l’on veut éviter l’austérité demain ». Autre question, mais cette fois du MS : est-ce qu’entre la rigueur PS et l’austérité libérale, il y a plus que l’épaisseur d’un papier de cigarette ?


Une tyrannie en moins...

Le Parti de Gauche français a publié sur son site un bref communiqué relatif aux événements de Libye qui a toute son importance et que le Mouvement Socialiste fait sien.

Le Parti de gauche se réjouit de la chute du régime tyrannique de Mouammar Kadhafi.

Une transition démocratique doit maintenant avoir lieu qui préserve l’intégrité et la souveraineté du peuple libyen.

Le Parti de Gauche reste vigilant quant à la suite des événements.

L’Otan n’a rien à faire dans la construction de la Libye de demain. L’Otan doit respecter l’auto-détermination du peuple libyen et ne pas servir d’outil de l’accaparement des richesses du pays.


La note Di Rupo : un non-événement, mais une vraie manœuvre

La cause est entendue. La fameuse note du formateur révèle ce que tout le monde savait par ailleurs : le PS s’est converti à l’austérité façon Barroso ou FMI. Bien sûr, on peut y trouver une certaine pondération entre réduction des dépenses et accroissement des impôts. Mais le fait est là : chômeurs, prépensionnés et pensionnés paieront l’addition. L’austérité donc.

Quant au volet institutionnel, la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est mise en avant moyennant quelques « compensations » dérisoires telles des listes bilingues à Bruxelles dont Di Rupo savait parfaitement qu’elles ne sont pas acceptables par la Flandre nationaliste. On transfère également une part des soins de santé aux communautés (oui, vous avez bien lu !) et la loi de financement est modifiée à la surface, pas en profondeur. Autrement dit, Di Rupo continue à se cramponner tant qu’il peut à cette « Belgique fédérale », royale et bien pensante…

Cependant, au-delà des apparences, la manœuvre était claire : rien moins que de tenter de séparer la NVA du CD&V. Comment ? Notamment en reprenant des pans entiers de la note de Wouter Beke dans l’espoir d’amadouer le parti chrétien et flamand. La ficelle était grosse. Il aura suffi du « non » de De Wever pour que l’homme au nœud pap se retrouve nu, c’est-à-dire à la merci du CD&V.

Moralité de toute cette histoire surréaliste : la crise de régime s’amplifie et embellit ; le divorce belge n’est plus une perspective éloignée, mais notre horizon. Ce n’est certes pas le Mouvement Socialiste qui s’en plaindra, lui qui dès sa création a plaidé en faveur d’un État Wallonie-Bruxelles !

Place donc aux peuples wallon et bruxellois.


Jean-Luc Mélenchon, candidat de l’autre Gauche

Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui le candidat du Front de Gauche pour la présidentielle de 2012. A cette occasion, le front de Gauche a publié un communiqué qui est ici reproduit :

Les organisations fondatrices du Front de gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagé du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon. Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique

Place au peuple !


Commission européenne-NVA : même combat

Le mardi 7 juin, la Commission européenne, présidée par le triste sire Barroso, a remis un rapport consacré à la Belgique. Épinglons deux de ses recommandations : « prendre des mesures pour assurer la stabilité à long terme des finances publiques, en se concentrant particulièrement sur des mesures pour décourager les départs anticipés » ; « réformer le système de négociation salariale (…), afin que la croissance salariale reflète davantage la compétitivité et les développements de la productivité du travail ».

(Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de cette contribution.)

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Au Portugal : un défaut d’alternative

Les élections portugaises du 5 juin 2011 ont été marquées par une abstention record : 41,1%. Autant dire que près d’un(e) Portugais(e) sur deux n’a pas voulu se rendre aux urnes. Un élément qui soulève pas mal d’interrogations

Le Parti socialiste a obtenu 28,1% des suffrages exprimés, contre 36,56% en septembre 2009. La droite (Parti social-démocrate) a recueilli 38,6% des votes contre 29,11% en 2009. Et la droite plus conservatrice, le CDS PP (Parti populaire), a obtenu 11,7% des voix.

Le Bloc de Gauche, principale force d’opposition de gauche, a subi sa première défaite électorale importante depuis sa naissance en 1999. Aux élections législatives de 2005, le Bloc obtenait 6,35% et 8 députés et, aux législatives de 2009, il culminait à 9,8% (557.091 votes) et 16 députés. Aux élections de ce dimanche, le résultat n’est plus que de 5,2% (288.076 votes) et 8 députés, soit une perte de la moitié de son électorat de 2009. Quant au Parti Communiste Portugais, il résiste un peu mieux, progressant d’une manière infinitésimale par rapport à 2009.

Quoi qu’il en soit, ces résultats permettent au dirigeant de la droite Passos Coelho (PSD) de mettre en place une équipe gouvernementale, qui appliquera les diktats de la BCE, du FMI et de l’UE, en coalition avec le CDS-PP dirigé par Paulo Portas.

Pour nous MS, ces élections recèlent une grande leçon : sans alternative politique réelle - dans le cas du Portugal, sans répondre à la politique imposée par l’Union européenne par des propositions concrètes et argumentées, susceptibles de répondre aux interrogations et angoisses des hommes et des femmes qui subissent jusque dans leurs chairs les conséquences des politiques néo-libérales -, l’électorat se déporte vers la droite qui pourtant ne lui promet que du sang, des larmes et de l’austérité à dose massive.

La leçon ne sera pas perdue !


Mélenchon amalgamé à l’extrême droite : une insulte au peuple de gauche

Dans un texte paru le 29 avril dernier dans Le Soir, Yvon Toussaint, ancien rédacteur en chef du journal, énonce une définition du populisme qui lui est propre. Celui-ci devient « une même rhétorique à la fois brutale et gouailleuse de dénoncer des élites arrogantes, des immigrés mi-exploiteurs, mi-terroristes, ou des supranationaux apatrides qui polluent les identités nationalistes, voire même régionalistes », soit la définition de l’extrême droite.

Partant de cette interprétation vicieuse, Monsieur Toussaint ose établir un parallèle (visuellement très renforcé par les photos qui illustrent l’article) entre des figures de l’extrême droite xénophobe européenne, notamment Marine Le Pen, et le coprésident du Parti de Gauche et figure du Front de Gauche en France, Jean-Luc Mélenchon. Nous dénonçons avec la plus grande force cet amalgame indigne qui en rappelle un autre, celui entre communisme et fascisme, qui sert de prétexte au dogmatisme aveugle et sourd de tous les libéraux d’Europe.

Pour nourrir son amalgame, Monsieur Toussaint reprend le titre d’un récent ouvrage de Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous !, prenant grand soin d’en omettre la seconde partie (Vite, la révolution citoyenne) et surtout d’en travestir le sens. Cette expression, mot d’ordre des révoltes citoyennes d’Amérique du Sud, n’a rien à voir avec un quelconque populisme droitier mais est au contraire le cri de ralliement de divers mouvements populaires de contestation de celui-ci et des logiques ultralibérales imposées notamment par le Fonds monétaire international (FMI) et relayées par des oligarchies locales. En Amérique comme ici, ceux qui défendent l’intérêt général du peuple souverain sont la cible de ceux qui craignent cette souveraineté.

(Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de cette carte blanche ainsi que la liste des signataires.)

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Robert Falony a publié il y a quelques jours sur le blog « Osons le socialisme » l’article suivant intitulé « Wouter Beke est toujours vivant ». Certes, sur certains points, il porte la marque de sa rédaction au début du mois de mai. Il n’empêche qu’il fait preuve d’une rare perspicacité. C’est pourquoi nous le reproduisons in extenso.

« Crise » : Wouter Beke est toujours vivant.

Que l’on soit politologue au CRISP, observateur étranger pénétrant (il en est peu), acteur engagé ou citoyen lambda, il faut convenir que le système constitutionnel belge est bloqué, avec le fait sans précédent qu’il s’est avéré impossible de former un nouveau gouvernement dix mois après les élections du 13 juin 2010. Passons sur les comparaisons idiotes (comme avec l’Irak). Selon les normes européennes, la situation parait inextricable.

Aux dernières heures d’avril, il apparaissait que la mission de Wouter Beke n’était pas terminée, il est toujours vivant ! Des négociateurs (masqués) peuvent finalement avoir en vue une base d’accord dont la NVA s’exclurait. Elio Di Rupo formateur ? Pour bien l’user ? Suggérons sans rire que la date des prochaines élections législatives coïncide avec celles des élections communales d’octobre 2012, cela ne fait plus qu’un an et demi…

(Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de cet article.)

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Ne pas oublier la laïcité !

Le RAPPEL vient de publier le communiqué suivant, que le MS approuve entièrement :

Suite à l’annonce du prochain voyage du roi Albert II et du premier ministre sortant Yves Leterme au Vatican à l’occasion de la béatification de Jean-Paul II, le R.A.P.P.E.L. note que le principe de séparation des Eglises et de l’Etat est une fois de plus mis à mal en Belgique.

Une béatification étant de toute évidence une cérémonie éminemment religieuse, les représentants de l’Etat rompent avec leur devoir d’impartialité philosophique en y assistant à titre officiel. En outre, un tel voyage traduit sans ambiguïté le privilège dont continue de jouir le culte catholique, nonobstant le devoir d’impartialité de l’Etat auquel devraient être astreints ses représentants, afin que nul groupe convictionnel ne puisse se sentir favorisé, ni discriminé.

C’est précisément le sens de la laïcité de l’Etat, principe dont le R.A.P.P.E.L. revendique l’inscription dans la Constitution belge et les textes légaux des entités fédérées depuis sa création en 2007.

Pour le R.A.P.P.E.L.,

Philipp Bekaert, Yvan Biefnot, Farouk Boustami, Gisèle De Meur, Sophie François, Nadia Geerts, Michèle Peyrat, Philippe Schwarzenberger, Larissa Van Halst, Georges Verzin, Willy Wolsztajn.


PS liégeois : l’effet dominos ou l’ascension du « Berlusconi liégeois »

On a beau s’être habitué à tout ; il reste que les dernières querelles intestines au sein du PS liégeois ne cessent de surprendre. Par delà la médiatisation des conflits entre les personnes, le récent remplacement de Michel Daerden par Stéphane Moreau au mayorat d’Ans est l’acte qui achève la constitution d’un véritable empire économique aux mains de quelques-uns. Force est alors de constater que ce processus de concentration s’est réalisé à la faveur du démantèlement d’importants services publics conformément aux directives européennes, pour le plus grand désavantage des travailleurs comme des usagers.

(Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de cet article.)

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La droite et l’extrême droite flamingantes à 50% !

La Libre Belgique vient de sortir son baromètre politique trimestriel. Evidemment, il ne s’agit que d’un sondage, c’est-à-dire d’une photographie de l’état de l’opinion à un moment déterminé. Néanmoins, l’exercice a apparemment été fait de manière sérieuse sans trop de retouches ou de « lissage » des résultats avant leur publication.

La principale leçon à en tirer, c’est que la NVA poursuit son ascension. Plus la crise de régime dure et s’approfondit et plus le parti nationaliste, champion de l’indépendance de la Flandre, engrange des intentions de vote. Aujourd’hui, elle se situe à 33% contre 27,8% lors des élections fédérales de juin 2010. Mieux, plus exactement pire, si l’on additionne les voix de la NVA, du Vlaams Belang et de la liste De Decker, on atteint un total de 49,4%, soit quasiment la majorité.

A côté de cela, la gauche flamande fait pâle figure : les socialistes du SPA poursuivent leur descente aux enfers récoltant 13,8% des intentions de vote, soit près d’un pour cent de moins qu’aux fédérales, tandis que les Groenen stagnent aux alentours de 7,8%. En additionnant les deux, on atteint un peu plus de 20%. L’image est saisissante, mais bien réelle : les nationalistes de tous poils dominent désormais et de très loin la scène politique flamande.

Et en Wallonie et à Bruxelles ? Jusqu’à présent, on s’était habitué à ce que le PS progresse lui aussi de sondage en sondage. Malgré toutes les concessions qu’il est prêt à faire pour être à tout prix dans la future ( ?) majorité fédérale. Malgré aussi la sourde oreille qu’il manifeste à l’égard des revendications des travailleurs de la FGTB qui en ont plus que marre du rachitique Accord Interprofessionnel imposé par le patronat et le gouvernement Leterme. Eh bien ! apparemment la tendance est en train de se renverser, car le parti de Di Rupo perd près de 3% à Bruxelles par rapport à juin 2010 et plus de 4% en Wallonie.

Bien sûr, l’homme au nœud pap nous fera encore son grand numéro habituel sur le thème : le PS « rempart contre la droite et les séparatistes ». Mais enfin, le refrain commence à être un peu usé…

A nous – pas seuls bien sûr – de tracer les voies d’une alternative globale : politique, institutionnelle, environnementale et sociale.


SARKO AU POTEAU, MERKEL A LA POUBELLE !

Tandis qu’au Sommet européen, on s’entretenait sur un nouveau « pacte de compétitivité » baptisé « Pacte pour l’euro », la manifestation syndicale de ce jeudi 24 mars s’est montrée à la hauteur de la menace qui non seulement plane sur le monde du travail, mais aussi sur la démocratie toute entière.

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Victoire du Front de Gauche aux cantonales françaises

Rien de ce qui se passe en France ne nous est étranger. La France est en effet associée aux Lumières, à l’énorme mouvement de la Révolution de 1789-1793, à la Commune de Paris, au Front Populaire de 1936, au printemps de Mai 68 et tout près de nous, aux grèves contre les projets sarkozystes de porter (notamment) l’âge de la retraite à 67 ans. Aujourd’hui, ce qui se produit à gauche, est capital. Le Front de Gauche, regroupant PC, Parti de Gauche et Gauche unitaire, s’installe durablement dans le paysage politique. C’est de bonne augure pour le second tour des cantonales et au-delà, pour les présidentielles de 2012.

Voici le communiqué du Front de Gauche publié à l’occasion du premier tour des cantonales

Au soir de ce premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays et celui qui est passé en force contre une très large majorité de nos concitoyens pour rallonger l’âge de la retraite est sanctionné. L’ensemble des forces de gauche progresse significativement par rapport au scrutin de 2004. Le Front de Gauche connait une nette poussée.

Le très haut niveau d’abstention est inquiétant. Il exprime le gouffre qui sépare désormais les français des institutions qui les représentent. Tous les stratagèmes auront été utilisés par le gouvernement pour arriver à ce résultat destiné à relativiser l’ampleur de son écroulement. La profonde crise de la démocratie dans notre pays éclate aux yeux de tous. Le Front de gauche se sent conforté dans son appel a une refondation de notre république !

La progression du FN est lourde de danger. La crise capitaliste n’en est que plus menaçante. Le Front de gauche se porte en première ligne pour combattre les idées xénophobes et réactionnaires portées par le Front national et honteusement banalisées par la majorité présidentielle. Surtout, le Front de gauche proposera une alternative politique cohérente aux Françaises et aux Français qui veulent rompre avec le système actuel.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de gauche poursuit son avancée.

Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score très largement supérieur à son résultat obtenu aux Régionales de 2010. Mieux nous avons atteint notre objectif d’un score approchant deux chiffres ! Dans de nombreux cantons, nous réalisons une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de gauche peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

Nous appelons ce soir toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite.


Sûres les centrales nucléaires ?

Le Japon vient de vivre un grave séisme doublé d’un tsunami meurtrier. Ce lundi 14 mars, on parlait déjà de 10.000 victimes. Mais ce n’est pas fini, car la centrale nucléaire de Fukushima I a enregistré une explosion dès samedi dernier. Parallèlement, plusieurs réacteurs nucléaires à Onagawa et Tokai connaissaient eux aussi des problèmes. Le pire n’est pas à exclure, y compris un accident à la Tchernobyl. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, le réacteur III de Fukushima paraît mal en point…

Pourtant, on ne cesse de nous dire que les centrales nucléaires sont sûres, que la situation est sous contrôle. Le raisonnement des tenants de cette position est simple, voire simpliste : la probabilité d’un accident nucléaire grave est tellement faible que le risque lié est proche de zéro. Ce qui est ici négligé, c’est la survenance d’événements extrêmes – Tchernobyl pour prendre un exemple. Or, ces événements dits « extrêmes » peuvent bel et bien se produire…

Il en résulte qu’il faut envisager par étapes, c’est clair, la sortie du nucléaire. Ceci rend la revendication d’une planification écologique par le Mouvement Socialiste d’une actualité totale. Il s’agit en effet de décider sur le long terme des politiques énergétiques à mettre en œuvre et d’éviter des catastrophes dommageables à la fois pour les travailleurs du secteur et l’ensemble de la population.


Quel provocateur, ce Furlan !

Connaissez-vous Paul Furlan ? L’homme est bourgmestre de Thuin, mais aussi ministre régional wallon des Pouvoirs locaux. Récemment, un de ses administrés lui a envoyé la lettre ici reproduite :

Monsieur le Ministre,

Ne serait-il pas opportun, dans le cadre de la défense d’une identité wallonne prônée par Rudy Demotte, de décréter que le drapeau wallon flotte en permanence sur les maisons communales de toutes les communes de Wallonie ? Je suis de ceux qui pensent que nous ne devons pas avoir honte d’afficher notre appartenance et que nous sommes fiers d’être Wallons, n’en déplaise aux derniers belgicains ! Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande. Avec mes meilleures salutations

Voici la réponse du ministre :

Monsieur,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour cette proposition et cette preuve d’initiative. Il s’agit en effet d’une bonne idée mais il me semblerait sans doute mieux d’attendre un peu afin d’éviter que ce geste ne soit pris pour une provocation. Cela dit, vous pourrez remarquer que de nombreuses communes le font déjà. Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Monsieur Paul FURLAN Ministre des Pouvoirs Locaux et de la Ville, en charge du Tourisme Rue du Moulin de Meuse 4 5000 NAMUR (BEEZ)

Moralité : arborer le drapeau wallon constitue aux dires d’un de nos ministres PS wallons une provocation. Que dire alors des milliers de drapeaux flamands qui flottent en Flandre ? Sans doute pour notre triste ministre s’agit-il d’un légitime sentiment d’appartenance ! Sacré Furlan, va ! Même Di Rupo finira par te dire que tu en fait de trop.


L’inévitable combat de l’index

Nous reproduisons ci-dessous un excellent éditorial de Nicolas Cué, consacré à la défense, contre vents et marées, du système d’indexation propre à la Belgique. Nico Cué est Secrétaire Général des Métallos FGTB de Wallonie et de Bruxelles. Soit dit en passant, cet exemple montre si besoin en était, que l’organisation des syndiqués sur une base régionale n’entame en rien leur combativité, bien au contraire ! (Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire cet édito.)

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L’accord interprofessionnel : un avant-goût d’austérité

Voici le tract qui sera distribué par le Mouvement Socialiste à l’occasion de la journée d’action de la FGTB du 4 mars. A reproduire sans modération et sans droit d’auteur ! (Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire ce tract.)

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Que faire de l’Accord Interprofessionnel (AIP) ?

La « concertation sociale » n’est plus ce qu’elle était. Telle est la leçon d’un projet d’accord interprofessionnel 2011 totalement abusif. Quoiqu’ils ne semblent pas avoir nui aux entreprises cotées au BEL 20, l’absence de gouvernement, l’écornage annoncé de l’image du pays et la pression des marchés financiers sur la dette publique ont servi de prétextes pour appeler les travailleurs à rester sages. Le président de la CSC lui-même a écrit à ses cadres pour leur dire que dans un pays confronté à de telles difficultés institutionnelles, politiques et économiques, si les syndicats rejetaient l’AIP, on pouvait s’attendre à un drame. Il fallait aussi, dit-on, sauver l’index. Mais cela suffit-il à motiver une telle déconfiture ? Avec les 4,7 % de gains de productivité du travail prévus par le Conseil Central de l’Economie, il paraissait pourtant y avoir de la marge pour les deux années à venir. Comment expliquer alors que l’AIP, cette institution de la « concertation sociale à la belge », ait pu ainsi produire des résultats totalement opposés à ceux auxquels il était destiné à ses origines ? (Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de ce document.)

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Les peuples tunisiens et égyptiens en route vers la démocratie ?

La révolution du monde arabe est en cours. En Tunisie fin décembre - début janvier. En Egypte, en ce moment. (Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de ce document.)

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La crise de régime permanente

Après huit mois de négociation et de rencontres en tous genres, l’intervention d’un informateur, d’un préformateur, de deux médiateurs, d’un clarificateur et enfin, d’un conciliateur, Johan Vande Lanotte maintenant au tapis, l’échec est patent. Du chaos institutionnel et politique, une seule certitude émerge : un accord n’est pas possible entre les sept partenaires. Laissons aux politologues et autres modernes devins le soin d’imaginer les issues possibles à l’imbroglio actuel – exercice dérisoire s’il en est. Constatons cependant que le mal est profond et que depuis 2007, il devient de plus en plus difficile de former un gouvernement fédéral un tant soit peu stable. Mieux, si l’on peut dire, la démission de Vande Lanotte ouvre une nouvelle période qui s’apparente bel et bien à une crise de régime. Pour le comprendre, il faut se reporter aux précédentes tentatives de réforme de l’Etat – au nombre de cinq : 1970, 1980, 1988-89, 1993 et 2001. Pour l’essentiel, les compromis passés à cette occasion reposaient sur la dualité Régions/Communautés. Dès 1970, la Constitution (art. 59 bis) crée les « Conseils culturels », qui deviendront plus tard les Conseils de Communauté, tandis que l’article 107quater affirmait que « la Belgique comprend trois régions : la région wallonne, la région flamande et la région bruxelloise ». (Soit dit en passant, les régions en question étaient un succédané du « projet de planification et de décentralisation économique », ce qui est tout à fait significatif.) Le sens de ce compromis initial était clair : aux Flamands, la communauté ; aux fédéralistes wallons, la région ; donc, Belgique à deux contre Belgique à trois. A noter que le problème du financement des entités fédérées n’échappe pas à cette opposition : plus on avance dans la voie d’une fiscalité propre et plus l’impôt doit être régionalisé, parce que seules les Régions peuvent être dotées d’une fiscalité propre ; pour les Communautés, ce n’est pas possible tout simplement parce qu’à Bruxelles, il est exclu de prélever un impôt « francophone » et un impôt « flamandophone », sauf à introduire des sous-nationalités dans la capitale. (C’est ce que n’ont pas compris les partis flamands, non plus que le PS qui devrait pourtant être un chaud partisan d’une fiscalité propre qui rendrait la prééminence aux Régions.) Cliquez sur l’icône ci-dessous pour lire la suite de ce document.

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« SHAME » : La Manifestation de la honte

Quoique les medias l’aient représentée comme une nouvelle forme de démocratie citoyenne, la manifestation « apolitique » qui a eu lieu ce 23 janvier n’est hélas pas aussi atypique qu’il n’y paraît. En se déclarant contre les hommes de partis qui ne font pas leur boulot, mais pour un gouvernement tout de suite et à n’importe quel prix, les manifestants de ce dimanche ont oublié qu’en démocratie les hommes politiques ne sont pas des salariés, mais des représentants élus issus de plusieurs partis. Dans cette mesure, nombre de ceux qui, par naïveté ou pour le récupérer, se réjouissent aujourd’hui du « succès démocratique » de cette manifestation, pourraient bien le regretter.

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SHAME

L’ACCORD INTERPROFESSIONNEL 2011

Les "partenaires sociaux", comme apparemment ils aiment à se nommer, ont fini par aboutir à un accord interprofessionnel, encore que certains d’entre eux rechignent à le signer tant son contenu est maigrichon et donne un avant-goût des politiques d’austérité qui se préparent. En voici le texte intégral agrémenté des commentaires qu’Alain Van Praet nous a aimablement communiqués. (Ces commentaires sont en rouge dans le fichier ci-joint d’extension pdf.)

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UNE DIFFICILE INTEGRATION AU GROUPE TECTEO

Juin 2007 : l’Association Liégeoise de l’Electricité (ALE) devient « Tecteo » afin de « profiter de la libéralisation du marché de l’électricité en anticipant ses premiers effets » (1). Sous la houlette de son président André Gilles, également président du Collège de la Province de Liège, ainsi que de son directeur Stéphane Moreau, premier échevin de la commune d’Ans, Tecteo, sous le nom de VOO, absorbe bientôt la plus grande partie du réseau de télédistribution wallon comme il tente encore aujourd’hui de le faire avec Brutélé. (Lire la suite ci-dessous.)

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Solidarité avec la lutte des travailleurs et du peuple de France : Retrait immédiat de la loi sur les retraites !

En France, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Angleterre, en Italie, dans les pays de l’Est les Gouvernements ont déjà annoncé des mesures qui vont dans le même sens : des milliards d’euros reversés par les gouvernements aux banques et aux grandes entreprises seront payés par les travailleurs et les salariés. Ils veulent nous faire payer pour leur crise, la crise du capital.

Mais les peuples résistent, en France et ailleurs.

En France, le mois dernier, des millions de travailleuses et de travailleurs ont manifesté contre la nouvelle loi contre la retraite à 60 ans. Des jeunes et les syndicats d’étudiants ont rejoint les manifestations et les actions de protestation des travailleurs à travers toute la France. Demain ils sortiront encore une fois dans la rue, ils feront encore une fois la grève pour revendiquer leur droit à des retraites dignes. Nous sommes avec eux, nous sommes solidaires avec leur lutte tellement juste.

Leur mobilisation est aussi la notre !

En même temps, nous exprimons notre protestation contre l’intervention des forces de l’ordre contre le mouvement de grève des travailleurs et des travailleuses, mais aussi contre les jeunes lycéens, et nous demandons au gouvernement français d’arrêter immédiatement toute répression du mouvement social.

GUE/NGL Bisky Lothar, Chountis Nikolaos, Ernst Cornelia, Ferreira Joao, Figueiredo Ilda, Handel Thomas, Hadjigeorgiou Takis, Henin Jacky, Higgins Joe, Hoarau Elie, Klute Jurgen, Le Hyaric Patrick, Losing Sabine, Matias Marisa, Melenchon Jean Luc, Meyer Willy, Portas Miguel, Ransdorf Miroslav, Scholz Helmut, Svensson Eva-Britt, Tavares Rui, Triantaphyllides Kyriacos, Vergiat Marie Christine, Wils Sabine, Zimmer Gabriele


Où va la Belgique ?

Informateur, préformateur, médiateurs, clarificateur, conciliateur - la liste n’est pas close -, rien n’y fait, le ci-devant Etat belge n’a toujours pas de gouvernement. Faut-il donc qu’ils soient importants ces problèmes qualifiés de "communautaires" pour ainsi empêcher la mise en place de toute formule gouvernementale. Rien qu’à leur évocation, certains beaux esprits dans la grande et la petite gauche sont saisis d’un haut le cœur. Quoi donner de l’importance à ce facteur de division, à ces conflits tous plus secondaires les uns que les autres, vous n’y comptez pas, mon bon monsieur ! Telle n’est pas la position du Mouvement Socialiste qui, dès ses débuts, a toujours accordé une extrême attention à la question nationale et a été sans doute parmi les premiers à avancer la revendication confédérale comme solution positive.

Aujourd’hui, chacun qu’il le veuille ou non est amené à prendre position. Dans cette perspective, Alain Van Praet, l’un des principaux initiateurs de l’appel pour "Une Autre gauche", a adressé un ensemble de questions aux différentes formations qui composent la gauche alternative. On trouvera ci-dessous ces questions et la réponse que Francis Bismans, président du MS, leur a donnée.

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Qu’ils s’en aillent tous... et spécialement Sarkozy

La France, celle qui bouge et palpite, qui se bat de trente six à soixante huit chandelles comme l’a si bien chanté Jean Ferrat, cette France-là est en train de vivre un printemps en hiver ou presque. En cause, l’entêtement du nabot de l’Elysée, qui s’est saisi du problème des retraites, délibérément, pour chercher l’épreuve de force, pour montrer qu’il tiendrait ferme et ainsi, croyait-il, rassembler autour de sa personne tout ce que la France compte de conservateurs, de gens de droite, d’ "importants" ainsi qu’ils aiment à se nommer eux-mêmes. Mais la bataille de l’opinion a, très vite, été perdue par les fins stratèges du nabot, puisque aujourd’hui 70 pour cent des Françaises et Français se déclarent hostiles à la réforme sarkozyste.

La riposte de la France profonde, des travailleurs, des enseignants, des femmes, des jeunes, de ceux et celles qui gagnent leur vie en y laissant leur santé parfois, de tous ceux et celles aussi qui n’en peuvent plus de trimer et aspirent tout simplement à une retraite méritée, est allée crescendo.

Depuis juin, malgré les dénégations d’une presse et d’une télévision muselées, pas totalement, mais très largement, par Sarkozy, des centaines de milliers, des millions de Français et Françaises sont descendus dans les rues de Paris, Lyon, Marseille, Lille et bien d’autres villes, semaine après semaine, malgré les difficultés financières, la rage au cœur, mais l’espoir tenace : oui, il est possible de faire reculer le pouvoir.

Aujourd’hui, la France est quasiment paralysée, de nouvelles catégories sociales entrent chaque jour dans la lutte : routiers, travailleurs des raffineries ou des centres de distribution, lycéens, étudiants et bien d’autres. Ah ! le joli mois d’octobre !

Ce combat est le nôtre. Il est aussi celui de tous les peuples d’Europe à qui les gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates, veulent faire payer une seconde fois la note du sauvetage des banques. On ne le dira jamais assez : si les déficits publics ont explosés, c’est parce que tous ces gouvernements ont dû voler au secours des aventuriers et des flibustiers de la finance.

C’est dans ce tourbillon social que notre camarade Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche français, sort un véritable brûlot, au titre qui résonne comme un tocsin : qu’ils s’en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne.

Voici, pour inciter à le lire, les premières lignes de ce livre, militant dans le meilleur sens du terme :

« Qu’ils s’en aillent tous ! » Ce sera demain le slogan de millions de gens. Ils iront prendre aux cheveux les importants parce qu’ils sont excédés de les voir piller et saccager notre pays, gaspiller les efforts des travailleurs, dilapider les savoir-faire, solder nos innovations et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde à une misère croissante et au recul de tous les acquis sociaux arrachés en un siècle et demi d’Histoire. Ils le feront, révulsés par les mœurs arrogantes des amis de l’argent, écœurés par le mode de vie égoïste qu’ils imposent, indignés par les attrape-gogos du genre « Travailler plus pour gagner plus », « Moraliser le capitalisme », « Grenelle de l’environnement », j’en passe et des meilleures.

Oui, que monte la révolution citoyenne, en France et ailleurs !


L’euromanifestation : un événement

L’euromanifestation de ce 29 septembre a été un grand succès tant par le nombre de participants (plus de 100.000) que par la combativité qui s’y est exprimée. Le Mouvement Socialiste y était présent sous les drapeaux de nos camarades du Parti de Gauche français. Voici quelques photos de cette manifestation aussi enthousiaste que déterminée, même si les "sommets" de la Confédération Européenne des Syndicats ont comme à l’habitude ménagé le chaud et le froid.

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A voir : la vidéo du MS

Sur cette vidéo, Francis Bismans, président du MS, développe les axes du programme de la liste MSplus pour les élections du 13 juin.

A consommer sans modération aucune, mais toujours avec esprit critique ! Comme le dit un chant bien connu : ni Dieu ni César ni tribun...


L’affiche centrale de campagne

Vous pouvez la télécharger au format pdf :

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Le MS au "talk elections" RTL.


Communiqué du Mouvement Socialiste

Non au coup de force flamand

L’open VLD a donc choisi de faire chuter le gouvernement fédéral. Que Leterme tombe pour la x-ème fois et soit contraint de remettre sa démission au roi est presque devenu une routine. Ce qui est infiniment plus grave, c’est que ce jeudi, à l’instigation de ce même VLD, tous les partis flamands, sans la moindre exception, ont tenté d’imposer à la Chambre le vote sur la scission de BHV. C’est inacceptable et c’est un véritable coup de force, un total déni de démocratie.

Face à ce coup de force, les partis francophones se taisent et n’en finissent plus d’en appeler à l’esprit de responsabilité des partis flamands. C’est à la fois dérisoire et consternant.

Le Mouvement socialiste, expression politique de la Nouvelle Gauche, appelle à un changement complet de stratégie. Plus question de négocier sur BHV isolément. Ce dont la Wallonie et Bruxelles ont besoin aujourd’hui, c’est de compétences nouvelles en matière de politique économique ; c’est aussi de disposer des leviers financiers essentiels, le tout de manière à mener efficacement une politique de sortie de la crise.

Bref, le Mouvement Socialiste veut une négociation globale, une grande Réforme de l’Etat, à l’issue de laquelle toutes les compétences économiques et la fiscalité reviendraient aux trois régions, spécialement à la Wallonie et à Bruxelles.

Il est moins une, il n’y a plus de temps à perdre !

Francis Bismans Président


Unir

Il existe « à gauche du PS » un ensemble de formations politiques très diversifiées. Certains les regroupent sous l’étiquette « anticapitaliste », appellation que le MS récuse, d’abord parce qu’elle est essentiellement négative, ensuite et surtout, parce qu’elle néglige le nécessaire travail de mise à jour, de refonte, de redéfinition, du projet et du programme socialistes. Positivement, le MS parle de la « gauche de transformation sociale », c’est-à-dire de celle qui recherche toutes les voies possibles des changements structurels (et pas seulement économiques) en tenant le plus grand compte des réalités. Il est bon de préciser que ses contours dépassent très largement le cercle des organisations « à gauche du PS ».

Quoi qu’il en soit, la diversité de la « gauche de transformation » est un fait – pas toujours favorable d’ailleurs. Mais, au sein de cette diversité, le MS se conçoit spécifiquement comme une première expression politique de la Nouvelle Gauche. Utiliser le terme « nouveau » n’est pas une manière d’être ou de paraître moderne, « tendance » ou à la mode. En réalité, le mot doit être pris au sens fort : ce dont nous avons tous le plus grand besoin, c’est d’une gauche réellement nouvelle. Et cela pour deux raisons essentielles : la faillite de la social-démocratie, qui aujourd’hui se mue selon des rythmes spécifiques (voir l’expérience du Parti Démocrate italien et du SPD allemand) en un parti du centre, purement démocrate, sans aucune référence, fût-elle verbale, au socialisme et à la gauche. De l’autre côté du spectre politique, l’écroulement de l’URSS et de ses satellites de l’Est témoigne d’une faillite tout aussi retentissante, signant la mort d’une certaine idée du socialisme. A quoi il faut ajouter que le capitalisme lui-même – qui n’est pas seulement le marché, ne confondons pas tout ! – a connu des modifications en profondeur. Pour le dire d’un mot, il s’est aujourd’hui financiarisé, ce qui signifie en d’autres termes que la finance via les marchés boursiers, les banques, les fonds de pension, les « hedge funds », etc., domine et détermine son développement. La crise que nous subissons et vivons actuellement (financière au départ) est une parfaite illustration de cette tendance.

Surmonter ce double échec et s’orienter dans les transformations du capitalisme suppose donc une gauche nouvelle. Cette recherche d’une alternative n’est évidemment pas propre à notre pays. Les expériences nationales et les élections qui viennent de se dérouler en Allemagne, au Portugal et en Grèce témoignent toutes de l’affirmation (et du besoin) d’une telle alternative, dans les luttes et dans les urnes. Il faut cependant préciser que les « partis socialistes » de ces trois pays sont à la pointe de l’évolution générale de la social-démocratie vers le social-libéralisme (les choses sont cependant plus compliquées pour le PASOK grec), ce qui naturellement facilite le développement de forces alternatives.

Pour autant, le MS comprend parfaitement que ses analyses en la matière ne soient pas partagées par toutes les expressions politiques de la gauche de transformation. Aussi les propositions qui vont suivre s’adressent-elles à l’ensemble des gauches alternatives et non à la seule nouvelle gauche.

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Le MS prend position

Les élections et puis après ?

Les élections du 7 juin ont incontestablement apporté quelques surprises. S’il y a certes l’un ou l’autre gagnant, il y a surtout un grand perdant : les sondages. En effet, ceux-ci avaient pour l’essentiel prédit un effondrement du PS en Wallonie et à Bruxelles ainsi qu’une envolée de la Liste De Decker en Flandre. Or, rien de tout cela ne s’est vérifié.

Des résultats à l’image de la Belgique

Il faut en premier lieu remarquer que l’on a voté de manière opposée au Sud et au Nord de la Belgique. En Flandre, il y a un grand vainqueur : la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) de Bart De Wever qui obtient 13,1 %. Tous les autres partis, à l’exception du CD&V, perdent des plumes. Qui plus est, si l’on ajoute au score de la N-VA, ceux du Vlaams Belang, de la Liste De Decker et du Sociaal-Liberale Progressieven (scission de Spirit, composante de l’ancienne Volksunie), on obtient un total de 37,1%. En d’autres termes, quasiment quatre Flamands sur dix ont porté leur choix sur des partis nationalistes radicaux qui revendiquent ouvertement l’indépendance de la Flandre. C’est du jamais vu et cela pèsera très lourd dans les années à venir ! A l’opposé, en Wallonie (et aussi à Bruxelles), les Ecolos sont les gagnants du scrutin, puisqu’ils passent de 8,5 % à 18,5 %, soit une progression de 10 %, moins importante cependant que celle pronostiquée par les sondages. Mais évidemment, le principal enseignement de ces élections réside dans le fait que le PS reste le premier parti de Wallonie, bien loin devant le MR : 32,8 % pour le premier, soit quand même une perte de 4% par rapport à 2004, contre 23,4 % pour le second. Malgré les « affaires », malgré surtout la participation du PS à un gouvernement fédéral fortement marqué par l’empreinte du MR et une gestion de la crise financière qui ne se différencie pas de celle de Didier Reynders, le PS a manifestement limité les dégâts et en tout cas, gardé la main partout, dans les Régions et les Communautés… Comment expliquer ce relatif demi-succès ? La campagne du PS s’annonçait très difficile pour deux raisons au moins : d’une part, le souvenir de la défaite de 2007 (29,5 % en Wallonie contre 31,2 % au MR) était encore dans toutes les mémoires ; d’autre part, la crise économique et financière s’accompagnait de pertes d’emploi, d’un accroissement du chômage, etc., tous éléments susceptibles de faire perdre de nouvelles plumes au PS. Pour se différencier du MR, la direction du PS, c’est-à-dire Di Rupo et son cercle restreint, va alors présenter la crise comme une « crise libérale » et affirmer que « le libéralisme, ça suffit ». Comme toujours, le président au nœud pap martèle aussi que les socialistes constituent le bouclier, le rempart contre les « dérives libérales » et qu’ils doivent en conséquence se retrouver dans les différents gouvernements. Tous ces ingrédients de la campagne du PS se retrouvent dans l’interview donnée par Di Rupo au Soir le 28 mars. Quelques citations : « […] l’enjeu des élections du 7 juin […] est de savoir si oui ou non les progressistes, et principalement le PS dans notre pays, seront à même de protéger notre société des dérives libérales » ; « L’austérité ? Une idée de la droite. […] Tant que les socialistes seront au pouvoir, il n’y aura rien de tel ». Vient ensuite la botte finale : Les socialistes sont au pouvoir depuis 20 ans ? « Oui et il faut qu’on y soit les dix prochaines années. Jamais pendant cette période, le pays n’a connu une déglingue comme en 2007 avec l’Orange bleue et la volonté de nous mettre dehors. […] La décennie 2010-2020 doit être celle d’une évolution institutionnelle et d’une relance économique et sociale. Pour cela, le PS est le parti utile. » Conclusion : votez utile, votez PS… Ce beau plan de bataille n’aurait probablement pas donné grand-chose si les « affaires » n’avaient rattrapé le PS et n’avaient été exploitées, en dépit du bon sens et avec arrogance, par un MR pressé de s’affirmer comme premier parti de Wallonie.

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La crise financière pourquoi ? Comment en sortir ?

(Interview publiée sur le site de la revue en ligne Toudi)

Entretien avec le Professeur Biesmans, président du Mouvement socialiste. Jeudi, 28 mai 2009.

Militant de gauche bien connu, Francis Biesmans est professeur de statistique et d’économétrie à l’Université de Nancy. Il est la tête de liste du MS (Mouvement socialiste) dans l’arrondissement de Liège et pour le Parlement européen. La crise est pour lui une façon de mettre en avant une idée qui lui est chère depuis très longtemps et qui peut être considérée de fait comme la manière moderne d’éviter les dérives de la financiarisation de l’économie qui a failli provoquer l’effondrement de tout le système économique global à la mi-septembre 2008. Le Mouvement socialiste qu’il préside considère que les problèmes communautaires ne sont pas de faux problèmes, mais ont une longue histoire qui est appelée à se prolonger aujourd’hui dans un confédéralisme de dissociation, la Belgique devenant un Etat confédérant trois Régions dont deux, Bruxelles et la Wallonie, vont donc en réalité constituer un Etat. C’est là qu’il faudra faire avancer et concrétiser le programme du Mouvement avec l’espoir que les réformes qu’il préconise puissent servir de laboratoire. Il faut dire que la crise actuelle, par les menaces qu’elle fait peser sur le monde entier, par le manque de crédibilité des responsables politiques et économiques qu’elle a durement révélé, appelle des mesures radicales et pas seulement de timides mesures de régulation (mot redevenu à la mode avec le désordre actuel installé par le néolibéralisme), que l’on entend proposer dans les grandes réunions internationales. Francis Biesmans rédige également un livre sur les derniers événements qui ont secoué le monde, livre intitulé Le temps des crises.

Les chiffres astronomiques qu’on entend citer à l’occasion de cette crise donnent le vertige. N’est-ce pas une crise tout à fait spéciale ?

Ce qui est nouveau, c’est la conjugaison d’une crise financière et d’une crise économique. La crise financière a d’abord touché un segment de l’économie américaine, l’immobilier. Aux USA, il y avait une hausse continue du prix des immeubles avec un caractère spéculatif. Une hausse qui a commencé avant la récession de 2001. Elle n’a d’ailleurs pas cessé de se poursuivre depuis lors, elle s’est même amplifiée jusqu’en 2007. On a poussé les gens à s’endetter en vue d’acquérir des immeubles de plus en plus chers avec des prêts accordés avec de moins en moins de discernement, escomptant que, la valeur des immeubles vendus allant croître encore, il n’y aurait pas de difficultés en cas de problèmes avec l’emprunteur, la maison garantissant le prêt. Tout cela a fonctionné jusqu’à ce que le marché immobilier se retourne et que les nouveaux propriétaires des maisons achetées sur base de prêts accordés avec légèreté se trouvent en masse dans l’incapacité de rembourser. Ces prêts avaient en outre été titrisés.

Pour lire la suite de cet interview, voyez http://www.larevuetoudi.org/fr/stor....



Matin Première

Ce jeudi 28 mai, Francis Biesmans a représenté le Mouvement Socialiste à l’émission radio animée par Bertrand Henne, Matin Première. Vous pouvez écouter (ou réécouter) cette émission en cliquant sur le lien suivant http://podaudio.rtbf.be/pod/LP-MAP-...


Le débat des « petits » partis

Le dimanche 17 mai, l’émission Mise au point de la RBTF était consacrée à un débat entre les « petits » partis. Etaient représentés, outre le Mouvement Socialiste, le CDF, le PTB, la liste PC-LCR-PSL-PH, ProBruxsel et le RWF. Vous pouvez (re)voir la vidéo de ce débat en cliquant sur le lien suivant : http://www.rtbf.be/info/node/109150


A lire

Le Journal du Mardi vient de publier, dans son numéro de mars, un dossier intitulé « Pour un protectionnisme raisonnable ». Selon la formule consacrée, le mensuel est en vente dans toutes les bonnes librairies. On peut y trouver notamment une interview de Francis Biesmans, qui est ici reproduite. Que cela ne vous empêche pas d’acquérir le numéro et de le lire dans son entièreté !

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