Pourquoi le Mouvement Socialiste ?


Être Socialiste, ce n’est pas simplement une question de carte.
C’est surtout refuser les injustices, la pauvreté, les exclusions, les inégalités, les dictatures.

C’est se souvenir que la Démocratie n’est jamais définitivement acquise, qu’elle doit être continuellement approfondie.
C’est avoir du cœur. A gauche.

C’est faire appel, toujours et partout, à l’intelligence et l’esprit critique des hommes et des femmes.
C’est vouloir la joie et le bonheur pour soi et les autres.

C’est enfin avoir la conviction chevillée au plus profond de soi-même qu’un autre monde, humain et fraternel, est possible !
Une conviction mêlée de raison et de passion tout à la fois.

Pourquoi alors le Mouvement Socialiste ? Parce que pour celles et ceux qui l’ont constitué et qui le rejoignent aujourd’hui, toutes ces raisons sont plus que des mots : des raisons de vivre et d’agir.

Autant savoir...


Unir

Il existe « à gauche du PS » un ensemble de formations politiques très diversifiées. Certains les regroupent sous l’étiquette « anticapitaliste », appellation que le MS récuse, d’abord parce qu’elle est essentiellement négative, ensuite et surtout, parce qu’elle néglige le nécessaire travail de mise à jour, de refonte, de redéfinition, du projet et du programme socialistes. Positivement, le MS parle de la « gauche de transformation sociale », c’est-à-dire de celle qui recherche toutes les voies possibles des changements structurels (et pas seulement économiques) en tenant le plus grand compte des réalités. Il est bon de préciser que ses contours dépassent très largement le cercle des organisations « à gauche du PS ».

Quoi qu’il en soit, la diversité de la « gauche de transformation » est un fait – pas toujours favorable d’ailleurs. Mais, au sein de cette diversité, le MS se conçoit spécifiquement comme une première expression politique de la Nouvelle Gauche. Utiliser le terme « nouveau » n’est pas une manière d’être ou de paraître moderne, « tendance » ou à la mode. En réalité, le mot doit être pris au sens fort : ce dont nous avons tous le plus grand besoin, c’est d’une gauche réellement nouvelle. Et cela pour deux raisons essentielles : la faillite de la social-démocratie, qui aujourd’hui se mue selon des rythmes spécifiques (voir l’expérience du Parti Démocrate italien et du SPD allemand) en un parti du centre, purement démocrate, sans aucune référence, fût-elle verbale, au socialisme et à la gauche. De l’autre côté du spectre politique, l’écroulement de l’URSS et de ses satellites de l’Est témoigne d’une faillite tout aussi retentissante, signant la mort d’une certaine idée du socialisme. A quoi il faut ajouter que le capitalisme lui-même – qui n’est pas seulement le marché, ne confondons pas tout ! – a connu des modifications en profondeur. Pour le dire d’un mot, il s’est aujourd’hui financiarisé, ce qui signifie en d’autres termes que la finance via les marchés boursiers, les banques, les fonds de pension, les « hedge funds », etc., domine et détermine son développement. La crise que nous subissons et vivons actuellement (financière au départ) est une parfaite illustration de cette tendance.

Surmonter ce double échec et s’orienter dans les transformations du capitalisme suppose donc une gauche nouvelle. Cette recherche d’une alternative n’est évidemment pas propre à notre pays. Les expériences nationales et les élections qui viennent de se dérouler en Allemagne, au Portugal et en Grèce témoignent toutes de l’affirmation (et du besoin) d’une telle alternative, dans les luttes et dans les urnes. Il faut cependant préciser que les « partis socialistes » de ces trois pays sont à la pointe de l’évolution générale de la social-démocratie vers le social-libéralisme (les choses sont cependant plus compliquées pour le PASOK grec), ce qui naturellement facilite le développement de forces alternatives.

Pour autant, le MS comprend parfaitement que ses analyses en la matière ne soient pas partagées par toutes les expressions politiques de la gauche de transformation. Aussi les propositions qui vont suivre s’adressent-elles à l’ensemble des gauches alternatives et non à la seule nouvelle gauche.

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Le MS prend position

Les élections et puis après ?

Les élections du 7 juin ont incontestablement apporté quelques surprises. S’il y a certes l’un ou l’autre gagnant, il y a surtout un grand perdant : les sondages. En effet, ceux-ci avaient pour l’essentiel prédit un effondrement du PS en Wallonie et à Bruxelles ainsi qu’une envolée de la Liste De Decker en Flandre. Or, rien de tout cela ne s’est vérifié.

Des résultats à l’image de la Belgique

Il faut en premier lieu remarquer que l’on a voté de manière opposée au Sud et au Nord de la Belgique. En Flandre, il y a un grand vainqueur : la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) de Bart De Wever qui obtient 13,1 %. Tous les autres partis, à l’exception du CD&V, perdent des plumes. Qui plus est, si l’on ajoute au score de la N-VA, ceux du Vlaams Belang, de la Liste De Decker et du Sociaal-Liberale Progressieven (scission de Spirit, composante de l’ancienne Volksunie), on obtient un total de 37,1%. En d’autres termes, quasiment quatre Flamands sur dix ont porté leur choix sur des partis nationalistes radicaux qui revendiquent ouvertement l’indépendance de la Flandre. C’est du jamais vu et cela pèsera très lourd dans les années à venir ! A l’opposé, en Wallonie (et aussi à Bruxelles), les Ecolos sont les gagnants du scrutin, puisqu’ils passent de 8,5 % à 18,5 %, soit une progression de 10 %, moins importante cependant que celle pronostiquée par les sondages. Mais évidemment, le principal enseignement de ces élections réside dans le fait que le PS reste le premier parti de Wallonie, bien loin devant le MR : 32,8 % pour le premier, soit quand même une perte de 4% par rapport à 2004, contre 23,4 % pour le second. Malgré les « affaires », malgré surtout la participation du PS à un gouvernement fédéral fortement marqué par l’empreinte du MR et une gestion de la crise financière qui ne se différencie pas de celle de Didier Reynders, le PS a manifestement limité les dégâts et en tout cas, gardé la main partout, dans les Régions et les Communautés… Comment expliquer ce relatif demi-succès ? La campagne du PS s’annonçait très difficile pour deux raisons au moins : d’une part, le souvenir de la défaite de 2007 (29,5 % en Wallonie contre 31,2 % au MR) était encore dans toutes les mémoires ; d’autre part, la crise économique et financière s’accompagnait de pertes d’emploi, d’un accroissement du chômage, etc., tous éléments susceptibles de faire perdre de nouvelles plumes au PS. Pour se différencier du MR, la direction du PS, c’est-à-dire Di Rupo et son cercle restreint, va alors présenter la crise comme une « crise libérale » et affirmer que « le libéralisme, ça suffit ». Comme toujours, le président au nœud pap martèle aussi que les socialistes constituent le bouclier, le rempart contre les « dérives libérales » et qu’ils doivent en conséquence se retrouver dans les différents gouvernements. Tous ces ingrédients de la campagne du PS se retrouvent dans l’interview donnée par Di Rupo au Soir le 28 mars. Quelques citations : « […] l’enjeu des élections du 7 juin […] est de savoir si oui ou non les progressistes, et principalement le PS dans notre pays, seront à même de protéger notre société des dérives libérales » ; « L’austérité ? Une idée de la droite. […] Tant que les socialistes seront au pouvoir, il n’y aura rien de tel ». Vient ensuite la botte finale : Les socialistes sont au pouvoir depuis 20 ans ? « Oui et il faut qu’on y soit les dix prochaines années. Jamais pendant cette période, le pays n’a connu une déglingue comme en 2007 avec l’Orange bleue et la volonté de nous mettre dehors. […] La décennie 2010-2020 doit être celle d’une évolution institutionnelle et d’une relance économique et sociale. Pour cela, le PS est le parti utile. » Conclusion : votez utile, votez PS… Ce beau plan de bataille n’aurait probablement pas donné grand-chose si les « affaires » n’avaient rattrapé le PS et n’avaient été exploitées, en dépit du bon sens et avec arrogance, par un MR pressé de s’affirmer comme premier parti de Wallonie.

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La crise financière pourquoi ? Comment en sortir ?

(Interview publiée sur le site de la revue en ligne Toudi)

Entretien avec le Professeur Biesmans, président du Mouvement socialiste. Jeudi, 28 mai 2009.

Militant de gauche bien connu, Francis Biesmans est professeur de statistique et d’économétrie à l’Université de Nancy. Il est la tête de liste du MS (Mouvement socialiste) dans l’arrondissement de Liège et pour le Parlement européen. La crise est pour lui une façon de mettre en avant une idée qui lui est chère depuis très longtemps et qui peut être considérée de fait comme la manière moderne d’éviter les dérives de la financiarisation de l’économie qui a failli provoquer l’effondrement de tout le système économique global à la mi-septembre 2008. Le Mouvement socialiste qu’il préside considère que les problèmes communautaires ne sont pas de faux problèmes, mais ont une longue histoire qui est appelée à se prolonger aujourd’hui dans un confédéralisme de dissociation, la Belgique devenant un Etat confédérant trois Régions dont deux, Bruxelles et la Wallonie, vont donc en réalité constituer un Etat. C’est là qu’il faudra faire avancer et concrétiser le programme du Mouvement avec l’espoir que les réformes qu’il préconise puissent servir de laboratoire. Il faut dire que la crise actuelle, par les menaces qu’elle fait peser sur le monde entier, par le manque de crédibilité des responsables politiques et économiques qu’elle a durement révélé, appelle des mesures radicales et pas seulement de timides mesures de régulation (mot redevenu à la mode avec le désordre actuel installé par le néolibéralisme), que l’on entend proposer dans les grandes réunions internationales. Francis Biesmans rédige également un livre sur les derniers événements qui ont secoué le monde, livre intitulé Le temps des crises.

Les chiffres astronomiques qu’on entend citer à l’occasion de cette crise donnent le vertige. N’est-ce pas une crise tout à fait spéciale ?

Ce qui est nouveau, c’est la conjugaison d’une crise financière et d’une crise économique. La crise financière a d’abord touché un segment de l’économie américaine, l’immobilier. Aux USA, il y avait une hausse continue du prix des immeubles avec un caractère spéculatif. Une hausse qui a commencé avant la récession de 2001. Elle n’a d’ailleurs pas cessé de se poursuivre depuis lors, elle s’est même amplifiée jusqu’en 2007. On a poussé les gens à s’endetter en vue d’acquérir des immeubles de plus en plus chers avec des prêts accordés avec de moins en moins de discernement, escomptant que, la valeur des immeubles vendus allant croître encore, il n’y aurait pas de difficultés en cas de problèmes avec l’emprunteur, la maison garantissant le prêt. Tout cela a fonctionné jusqu’à ce que le marché immobilier se retourne et que les nouveaux propriétaires des maisons achetées sur base de prêts accordés avec légèreté se trouvent en masse dans l’incapacité de rembourser. Ces prêts avaient en outre été titrisés.

Pour lire la suite de cet interview, voyez http://www.larevuetoudi.org/fr/stor....



Matin Première

Ce jeudi 28 mai, Francis Biesmans a représenté le Mouvement Socialiste à l’émission radio animée par Bertrand Henne, Matin Première. Vous pouvez écouter (ou réécouter) cette émission en cliquant sur le lien suivant http://podaudio.rtbf.be/pod/LP-MAP-...


Le débat des « petits » partis

Le dimanche 17 mai, l’émission Mise au point de la RBTF était consacrée à un débat entre les « petits » partis. Etaient représentés, outre le Mouvement Socialiste, le CDF, le PTB, la liste PC-LCR-PSL-PH, ProBruxsel et le RWF. Vous pouvez (re)voir la vidéo de ce débat en cliquant sur le lien suivant : http://www.rtbf.be/info/node/109150


A lire

Le Journal du Mardi vient de publier, dans son numéro de mars, un dossier intitulé « Pour un protectionnisme raisonnable ». Selon la formule consacrée, le mensuel est en vente dans toutes les bonnes librairies. On peut y trouver notamment une interview de Francis Biesmans, qui est ici reproduite. Que cela ne vous empêche pas d’acquérir le numéro et de le lire dans son entièreté !

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Un libre-échange mondial est une erreur

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